Dimanche 31 janvier 7 31 /01 /Jan 20:41

Bon je ne vais pas vous gonfler avec la tele-réalité , ce n'est pas vraiment mon truc , mais c'est vrai que TF1 a le chic pour pour faire monter l'audimat , une BBW a la ferme célébrités et hop tous les mateurs devant leur ecran de TV a 17h00 , tous les jours (et merde v'la que je leur fais de la pub !)

Bon , sur la 6 il y Valerie DAMIDOT , TF1 aura VELVET D'amour .


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                            PORTRAIT de  VELVET



Quelque 130 kilos, 1,72 mètre de haut, 1,50 mètre de tour de hanches, et des soutiens-gorge «double D» : aujourd'hui, Velvet s'aime.

L'inverse d'il y a vingt ans, quand elle était mannequin à New York. «C'était les eighties, la cocaïne. On n'était pas maigre, on était plus que maigre. Je crevais littéralement de faim, puis je reprenais du poids, comme un yoyo détraqué. On martyrisait nos corps, on les détestait... J'ai tenu comme ça jusqu'à 25 ans. C'est alors que j'ai commencé à aller dans les musées, j'y ai découvert des gens qui s'extasiaient sur les Rubens. Et là, j'ai compris...» Aujourd'hui, elle estdevenue une des figures parisiennes de la «Size», le versant mal connu et branché de l'obésité, un monde de militantes exubérantes qui tentent de vivre leur taille non comme une maladie mais comme un état. Nom de code : BBW. Big beautiful women. Avec ses sous-catégories : les plumpers (franchement rondes mais pas encore énormes) et les SSBBW (super size big beautiful women, au-dessus de 140 kilos). Et puis aussi leurs amis masculins, les FA (fat admirors, les admirateurs de grosses), les BBM, big beautiful men, et les big bears, les gros nounours, dans la version homo. Un petit monde de réseaux, de connexions, relié par l'Internet et par une solidarité de minorité. L'obèse n'est en général médiatisé que pour plaindre sa solitude, sa mauvaise santé, la malbouffe, ou plonger avec lui dans les affres de la dépression.
Elle, Velvet, crinière châtain, la bouche recouverte d'une peinture rose et brillante, brandit la joie comme un étendard
. «Je suis une grosse. Et alors ? Je n'ai pas peur du mot. Reprendre les mots, c'est reprendre le pouvoir. Comme les homosexuels qui se revendiquent pédés. Quand on me dit : "Tu es grosse", ça me fait le même effet que si on me disait : "Tu as les yeux bleus."»

Elle a les yeux bleus. Velvet est née il y a trente-neuf ans à Rochester, Etat de New York. Petite fille ronde (mais pas plus que ça) dans une famille qui ne l'est pas, un père contrôleur financier, trois frères et soeur, elle veut être mannequin, tente sa chance à New York, puis débarque à Paris, il y a onze ans, en suivant un homme. Depuis, ce sont les hommes qui la suivent.
Protégeant son identité («J'ai dix mille contacts dans mon compte Yahoo et certains sont suffisamment dingues pour ne plus vous lâcher»), elle se revendique «artiste» et boucle ses fins de mois en faisant la nounou-sitter à plein temps pour des gens pas gros mais très riches. Pour le reste, elle étale tout : chairs et pensées, combats et rires. En terrasse des cafés, elle est assise à la première table, nécessairement.


Miss Plump Universe en 2001 (un concours de beauté on-line pour femmes grosses mais néanmoins fatales), la petite fille ronde de Rochester est l'année suivante sur la scène du Palais de Chaillot dans un spectacle de danse, Kadavresky, où elle joue une ogresse végétarienne.
Depuis, elle multiplie les performances. Prend des photos et la pose. Monte un site Internet. Et réalise des petits clips dans le plus pur style «new burlesque», cet art du gogo dancing décalé et kitsch remis au goût du jour par des gens comme le couple sulfureux Dita von Teese-Marylin Manson. Qu'elle a eu le plaisir de découvrir dans le public du défilé John Galliano auquel elle a participé l'an dernier. Le créateur avait réquisitionné des mannequins hors normes, nains, géants, vieux, gros... Tollé dans le milieu de la mode. «Pourtant, si on y réfléchit, on ressemble bien plus aux gens normaux que ceux que l'on voit d'habitude défiler sur les podiums, anorexiques et prépubères.»
Dans la foulée, Vogue consacre à l'aventure un reportage photo intitulé «Freaks et chic». «Voilà ce qu'on était : des monstres bien maquillés, mais bon...» D'une petite moue dédaigneuse, Velvet écarte pour l'énième fois une pensée potentiellement négative, pour ne garder de la vie que sa paroi glamour. Sous le fond de teint, les cicatrices ne sont pas tout à fait refermées.

«Il y a Velvet, un personnage très extravagant, exhibitionniste,
explique son ami et danseur Cyril David qui monta avec elle en 2003 Vénus Pénis Production, et puis il y a la personne privée, à la fois vulnérable et protectrice. Elle me fait penser aux mammas noires : c'est quelqu'un sur qui tu peux te poser, littéralement. »


Hors normes, les femmes obèses sont écartelées entre le «reste chez toi et cache-toi» et la pornographie distillée sur le Net comme une déviance sexuelle.
Tapez «grosse femme» sur Google : bienvenue dans le monde étonnant d'un amour interdit, trash et crado. Qui hésite entre fétichisme et sadomasochisme, avec les feeders, dont le truc est de nourrir une femme pour la rendre énorme, et les feedies, ces femmes qui se gavent jusqu'à exploser... «C'est dingue, s'amuse Velvet, on pourrait gagner de l'argent rien qu'en tournant des films où l'on mangerait. On est une sorte de perversion, d'anormalité vivante...»

Depuis la rentrée, on peut voir son ventre rebelle et gras exposé sur les murs de Paris pour Avida. «On voulait quelqu'un de réellement imposant, raconte Benoît Delépine qui cosigne le film avec Gustave Kerven. Elle a débarqué au petit matin dans un bureau des Champs-Elysées, et là, sur la moquette impersonnelle, s'est mise à chanter un air d'opéra. Tout s'est mis à trembler. Elle était comme notre film : surréaliste.» L'équipe de Ruquier, qui fait un soir ses gorges chaudes de l'affiche («immonde !»), se récolte sur le Net une révolte en bonne et due forme. Opération commando sur un plateau ? Vaste pétition ? Les forums s'enflamment. «On est des milliards de gros et on ne pèse rien, dit Velvet.
Les films où l'on parle de nous se comptent sur les doigts d'une main. Ben et Gus ont mis en avant un truc un peu provoc, mais c'est déjà une victoire : on montre, on parle.»


Velvet n'a pas de cholestérol, pas de tension artérielle, ne fume pas, va à la piscine trois fois par semaine. «Il faut du courage quand on pèse 130 kg pour aller se glisser dans un maillot moulant et sauter dans le bassin. Si tu vas dans un club de gym, tu es regardée et traitée comme une horreur, une intruse. Ce n'est pas la graisse que j'essaie aujourd'hui d'éliminer mais les préjugés... Par exemple, toute l'année dernière, j'ai eu très mal au pied. J'ai vu six médecins. Sans prendre la peine de m'examiner, tous m'ont dit la même chose : "Il faut perdre du poids." Je leur répondais : "OK, mais tout de même, regardez, c'est horrible je ne peux pas marcher..." Rien. Et puis, à New York, un médecin m'a regardée, a demandé une IRM. Résultat : j'avais le pied tout tordu. En France, la plupart des gens n'arrivent pas à nous voir au-delà de notre obésité.» Alors qu'une étude publiée la semaine passée montre que le nombre d'obèses progresse constamment dans l'Hexagone, le regard porté par la société sur les XXL lui semble bien peu évoluer. «Une fois, en boîte, il y avait un couple qui se moquait clairement de nous pendant que nous dansions. Je me suis mise devant eux, la plus sexy possible, me déshabillant à moitié jusqu'à les rendre totalement mal à l'aise...»


Pendant le tournage d'Avida, Velvet l'avait dit en déconnant à Benoît Delépine et Gustave Kervern : elle trouverait ça cool de monter les marches à Cannes. Stupeur et hurlements le jour où ils l'appellent pour lui dire : «Velvet, on y va.» «Je n'ai jamais entendu un cri pareil dans le téléphone quelque chose d'énorme, dit Delépine, un Yaahiihooooooo inimitable.»«J'ai mis ma robe bleue, si moulante et si douce, et, au milieu des marches ­ han ! ­, j'ai commencé à balancer mes hanches.» Sur la banquette en skaï du café de la place Clichy, elle joint le geste à la parole. Et son rire de gorge joyeux s'envole dans les froufrous de sa robe noire au vent déployée.
                           Debout les grosses !



Velvet en six dates 

_1967 : Naissance à Rochester, Etats-Unis
_1987 : Mannequin : à New York.
_1995 : Installation à Paris.
_2002 : Création de Kadavresky au Palais de Chaillot avec la compagnie Lionel Hoche. _
_2005 : Défilé John Galliano 
_2006 : Sortie d'Avida, de Benoît Delépine et Gustave Kervern

 
                                      Source LIBERATION




 

                  Avec VELVET et ses copines , serait ce la fin des mannequins anorexiques ????




Velvet d'Amour's Cest quoi la Mode? *HIT MENU then ORIGINAL
envoyé par bbwvelvet.
 
VELVET-D-Amour-SSBBW-WORLD.jpg



                                     
     
 Velvet                           


VELVET-D-Amour-SSBBW-WORLD-copie-1.jpg




VELVET D AMOUR SSBBW WORLD
Par conan77 - Publié dans : Infos - Communauté : AFFICHEZ VOS FETICHISMES
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